mar.

02

juil.

2013

C'était le M&C Summer Arts à l'Iniitiative des jeunes JRG de Marne & Chantereine! ENCORE BRAVO!

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mar.

02

juil.

2013

COMMUNIQUE DES FEMMES RADICALES DE SEINE ET MARNE Suite à L'agression d'une femme voilée à Argenteuil

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mar.

25

juin

2013

FÊTE JEUNESSE DE MARNE ET CHANTEREINE Salle Marcel Pagnol Rue du tir (college de l'Europe) 77500 CHELLES

A L'INITIATIVE DES JRG - Musique, Dance et Stand Up...
A L'INITIATIVE DES JRG - Musique, Dance et Stand Up...
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ven.

31

mai

2013

Le Montage Photo de l'animation du 29 Mai!

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Animation Festive PRG Le Mercredi 29 Mai à 17h30 à la Gare de Chelles Gournay

DJ, Collation, T-Shirts... Venez Nombreux!
DJ, Collation, T-Shirts... Venez Nombreux!

Parodie The Voice - La Voix du PRG77 fait par les Jeunes Radicaux

Lien Youtube sur le Buzz Chelles Battle Pro

CHELLES BATTLE PRO 2013 SAMEDI 02 MARS

Hommage à un indigné mort mercredi 27 février!

Stephane hessel
Stephane hessel

Soutien du PRG 77 au meeting du PRG 93 sur le droit de vote aux étrangers mardi 26 février à 19h à Aulnay

affiche 26 fevrier.jpg
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M.le Maire inaugure l'épicerie sociale mercredi 13 janvier 2013.

RETOUR SUR LES DEBATS DU CONSEIL MUNICIPAL

Hier soir, lors du conseil municipal, des débats vif se sont engagés entre les élus d’oppositions et les élus de la majorité sur les rythmes scolaires et sur l’adhésion de Villeparisis dans la communauté d’agglomération Marne et Chantereine.

En ce qui concerne les rythmes scolaires, le conseil municipal a pris la décision d’appliquer la nouvelle loi dès septembre 2013.Cette année servira d’expérimentation et un comité de pilotage verra le jour prochainement ; M. le Maire promet d’y associer tous les acteurs.

Comme à son habitude l’opposition UMP, essaye d’effrayer les familles avec ce changement alors que le ministre de l’éducation UMP dans le gouvernement précédent à avouer que s’il n’y avait pas eu l’élection présidentielle il aurait sans doute mis en place cette loi pour le bien des enfants. Bien sûr, des questions se posent comme le prix de cette demi-heure de centre en plus ou la pose mériodionale mais pour notre part le Parti Radical de Gauche fait entièrement confiance aux élus de la majorité afin de trouver les meilleures solutions aux familles.

 De plus pour ma part, je pense que la formation de nos enfants préfigure notre avenir a tous,plus de diversité,plus de confiance en soi,plus d'éfficacité...au lieu de la morosité qui plombe l'ambiance actuelle alors que notre pays possède tant de richesses. Et donc je pense que cette loi permettra aux élèves un apprentissage à un rythmes moins éffrénés.

En ce qui concerne l’entrée Villeparisis dans la communauté d’agglomération de Marne et Chantereine, encore une fois les élus de l’opposition son contre. Mais comme l’a très bien expliqué le président M. Marion le dernier mot reviendra au préfet de Seine et Marne qui décidera de cette entrée ou non. Un vote a eu lieu à bulletin secret à la demande des élus de l’opposition et le résultat est sans équivoque 26 pour, 14 contre et 1 blanc.

YENBOU Mohammed.

Le 9 février 2013     

Conseil municipal le 08 févier 2013 à 20h30

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Bientôt une épicerie sociale

Une épicerie sociale verra le jour courant février rue Gustave Nast en centre-ville. Pour information ce sont les travailleurs sociaux qui dirigeront les familles vers la structures afin de leurs permettre de régler un problème financé momentané. L’épicerie sera aussi un lieu d’accueil et d’échange grâce à l’installation d’un café solidaire.

L’épicerie sociale recherche des bénévoles en particuliers des hommes (contact 01.64.72.65.53).

YENBOU Mohammed

le 31 janvier 2013

Ouverture de la crèche rue des frères-verdeaux

Bonne nouvelle pour nos BAMBINS, depuis le 21 janvier 2013 une nouvelle crèche municipale est mise à disposition. Cette nouvelle structure a une capacité d’accueil de 45 places et porte à 289 le nombre de lits sur notre commune.

YENBOU Mohammed

le 29 janvier 2013

VILLEPARISIS A MARNE ET CHANTEREINE EN 2013?

La ville de Villeparisis devrait intégrer la communauté d’agglomération de Marne-et-Chantereine (CAMC). Le président Jean-Jacques Marion, délégué auprès du président du conseil général, chargé des relations avec les intercommunalités  est au fait des tractations devant déterminer les décisions finales à ce sujet.

Une très bonne nouvelle pour nous ! 25000 habitants en plus ; cela devrait influer positivement sur l’emploi, les transports, la culture et le développement économique.

Grâce à cette nouvelle intégration, la CAMC sera avec plus de 100000 habitants la deuxième communauté d’agglo de Seine-et-Marne.

YENBOU Mohammed

Le 28 janvier 2013

Spectacle pour petits et grands

Ce mardi 29 janvier au théâtre de Chelles à 20 Heures, le petit violon un spectacle jeune public (à partir de 6 ans) vous accueille. Adapté d’un roman de Dickens qui met en scène un jeune camelot solitaire, un gentil géant et une petite fille sourde et muette aux prises avec le cruel directeur du cirque Univers. Informations et réservations au 0164210210.

YENBOU Mohammed

Le 27 janvier 2013

Le PRG avec M.VALLS et Mme BRICQ à CHELLES

 

Le cercle du Parti Radical de Gauche de CHELLES a répondu présent à l’invitation du parti socialiste au diner Républicain au centre culturel ; en compagnie de Manuel VALLS «  ministre de l’Intérieur » et de Nicole BRICQ « ministre du Commerce Extérieur»

Bonne nouvelle, lors de son discours Emmanuelle VALLS a fait la promesse de garantir aux Chellois la sécurité qu’elle mérite, notamment en renforçant par des effectifs supplémentaire le commissariat de Chelles.

Il a rendu un hommage appuyé à M. Jean-Paul PLANCHOU, ainsi qu’à M. Emeric BREHIER qu’il a qualifié d’homme d’avenir.

M.VALLS n’a pas oublié les Radicaux de Gauche en nous adressant un message d’amitié et a pris la peine se nous saluer individuellement.

 

YENBOU Mohammed

Le 24 Janvier 2013

 

VALLS et le PRG
VALLS et le PRG

Insécurité /Insertion /Répression

Incivilité/Prévention

Le problème de l’insécurité à CHELLES ne peut se résoudre sans la prise en compte de ces 5 paramètres. Bien sûr, dans notre ville, nous avons des problèmes d’insécurité et d’incivilités, c’est un phénomène réel que l’on rencontre tous les jours. Et la crise que le pays traverse actuellement ne fait qu’amplifier ce sentiment. Les effectifs de la police nationale ayant été réduits depuis 10 ans sous les anciens gouvernements U.M.P, les efforts de la municipalité au travers de la police municipale ne suffisent pas pour effectuer plus de rondes, de verbalisation des incivilités routières… La ville ne peut se substituer à l’Etat pour la sécurité.

Il est évident que la répression graduée est parfois nécessaire mais faut-il mettre tous ces jeunes en prison ???

Bien évidemment, NON

Pour avoir été responsable de structure jeunesse dans différents quartiers de la ville de 1996 à 2008, je connais l’importance du travail social qui a été fait auprès des jeunes pendant toutes ces années. Durant cette période, notre mission et nos actions se basaient sur des activités culturelles, artistiques et sportives et pas seulement de consommation. Ceci nous permettait de favoriser l’insertion dans la vie professionnelle notamment par la mise en place de jobs d’été.

Le PRG CHELLES s’inscrit totalement dans cette politique d’insertion sociale et pense qu’il faut de la répression pour les voyous !!!!!!!

 

YENBOU Mohammed

Les membres du bureau du PRG CHELLES:

Sécurité renforcée à CHELLES

Notre député Emeric Bréhier a obtenu de la préfecture l’affectation de quatre nouveaux policiers et de trois à six adjoints de sécurité pour le commissariat de CHELLES afin de compenser le départ à la retraite des agents de ce commissariat.

Étant donné que notre ville est sous dotée en effectifs, le Maire de CHELLES à mainte reprise sous l’ancien gouvernement a demandé au ministre de l’intérieur des effectifs supplémentaires pour notre ville qui jusque là sont resté vaine.

 

Yenbou Mohammed

Toujours pas de vœux de M. Le Maire en 2013 !!!

A l’inverse de L’UMP de M.COPE à Meaux et pour la quatrième année consécutive M.PLANCHOU n’organise pas de vœux comme le font souvent les maires des autres villes.

Dans un souci de maitrise des dépenses, l’anticipation de la crise par l’équipe municipale fût judicieuse. Seules plus ou moins 300 personnes profitaient de ces vœux ; une part infime des citoyens de notre ville.

YENBOU Mohammed

Démarches administratives facilitées!!!!!

 

La ville a lancé un portail citoyen sur son site internet depuis la semaine dernière.

Ce portail a pour but de faciliter certaines démarches administratives comme :

-Demander la copie d’un acte d’état civil,

-S’inscrire sur les listes électorales,

-Obtenir des informations pour une carte d’identité

-Obtenir une autorisation de sortie de territoire.

De plus, à partir du mois de mars il sera possible de prendre rendez-vous en ligne pour une demande de passeport ; cette initiative permettra aux Chellois de gagner un temps considérable.

YENBOU Mohammed

Trop de centres commerciaux!

Nous partageons l’avis de M.PLANCHOU(le parisien du 03 janvier) sur le nombre trop important de grande surface en Ile-de-France et particulièrement sur la ville de Chelles. A noter qu’à Chelles certaines grandes surfaces fonctionnent au ralenties. Avec des revenues familiaux à la baisse et des familles qui cherchent à consommer moins chère, la problématique se pose.

En effet la région Ile-de-France n’a pour l’instant pas les moyens d’intervenir sur l’implantation de centres commerciaux. Avec les nouvelles lois sur la décentralisation, la région espère pouvoir agir sur ce dossier.

YENBOU Mohammed

BONNE ANNEE 2013!!!

A l’occasion de ce pre­mier jour de l’année, le PRG CHELLES vous sou­haites une bonne et belle année 2013, heu­reuse, épa­nouis­sante, citoyenne et enga­gée.

Incendie aux Coudreaux :

Aux environs d’ 1 heure du matin ce vendredi, un feu emporte le centre socioculturel des Coudreaux qui abritait aussi la mairie annexe réduisant à néant les services publics dans ce quartier sensible de Chelles. L’origine de ce feu n’est pas encore connue, mais la veille le centre avait était cambriolé. Jean-Paul PLANCHOU a fait savoir par ses services qu’il déplorait la dégradation d’un service de proximité et que tout serait mis en œuvre pour la réouverture du centre le plus rapidement possible.

Pour toutes les démarches administratives, les services de la mairie annexe sont rapatriés à l’hôtel de ville. Pour les démarches en cours, se rapprocher de l’espace service (tél : 01.64.72.55.60).Les activités du centre social sont maintenues et transférées à la maison de quartier de l’avenue Delambre.

YENBOU Mohammed

M.PLANCHOU répond au P.R.G

Comme vous le savez, nous avons écrit un courrier à M. Jean-Paul PLANCHOU le 6 décembre 2012 dans lequel nous lui demandions de présenter un vœu au Conseil Municipal en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales. Le 12 décembre 2012, nous avons obtenu une réponse plutôt positive et notre demande sera présentée au prochain bureau municipal afin qu’une décision soit prise collectivement.

 

M. Planchou nous y confirme qu’il partage totalement nos convictions et pense que les étrangers devraient avoir le droit de vote aux élections locales. Ainsi il a signé ces derniers jours l’appel du Maire de Stains sur ce sujet et fait partie des 20 Maires qui avaient relancé le débat lors de l’élection présidentielle. Cependant, il nous fait part de son inquiétude de ne pas trouver la majorité qualifiée, nécessaire à son adoption devant le parlement.

 

Nous, le Parti Radical de Gauche approuvons le courage et la détermination du Maire de Chelles qui est un des instigateurs de ce débat et restons à ses cotés pour convaincre nos parlementaires du bien fondé de cette loi.

 

YENBOU Mohammed

 

 

Nouveau bureau fédéral

Le 16 novembre 2012 à 19h30 à Chelles a eu lieu une Assemblée Générale Extraordinaire afin d'élire un nouvel exécutif au sein de la fédération. Une majorité d'adhérents se sont déplacés pour participer à cette réunion. Après la procédure habituelle de contrôle de quorum et des pouvoirs transmis, une élection à bulletin secret a été mis en place le nouveau bureau.

Ont été élus :

Josy MOLLET-LIDY : Présidente

Maurice POLLET : Secrétaire Général

Mohamed YENBOU : Trésorier

Photo du bureau avec Jean-Michel Baylet

 

 

 Communiqué sur le vote des étrangers

 
Le Parti Radical de Gauche de Chelles/Brou/Courtry interpelle et demande à M. Jean-Paul PLANCHOU de présenter un voeu lors du prochain conseil municipal en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales. En y associant l’ensemble des groupes de gauche, PS, PCF, EELV favorables à cette initiative, le PRG affirme son soutien aux députés qui oeuvrent dans ce sens en vue d’une adoption rapide par le congrès.

Le PRG a souhaité rappeler son attachement à ce droit, 50ème proposition du candidat François Hollande, dans le but de soutenir les députés qui sauront convaincre leurs collègues partageant les mêmes valeurs républicaines.


Le Parti demande au Président de la République de prendre l’initiative de lancer l’examen de ce projet de loi dès maintenant, par le Parlement en vue de modifier la Constitution pour autoriser le vote des étrangers non-membres de l’Union Européenne aux élections municipales.

Le PRG appelle les parlementaires de Seine-et-Marne à s’associer à cette avancée
démocratique très attendue par les habitants.

 

            Mohammed YENBOU                                                                                                                                         Trésorier départemental

 

 

 

 

 

                                                                                                

                                                                                                  

 

Notre avis sur le vote des étrangers

Suite aux déclarations de François Hollande concernant le vote des étrangers durant la campagne présidentielle et à notre soutien au député de la 10ème circonscription de Seine et Marne, nous avions promis à nos électeurs d’engager une réforme sur ce thème. Pour rappel, quelques ténors de la droite et du centre dont l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, s’étaient prononcés pour une telle réforme. Cependant, il se trouve que depuis la fin des élections présidentielles, la droite et le centre ont fait marche arrière sur cette proposition.

Conscients des deux choix qui s’offrent à nous pour engager cette réforme dans la perspective d’une révision de la constitution à savoir la nécessité d’une majorité des trois cinquièmes des parlementaires ou un référendum, nous soutenons le Président de la République dans son choix de ne pas recourir à ce dernier comme le propose l’opposition. Ainsi, le moment est aux préoccupations des Français concernant la situation économique de notre pays. Un tel référendum ne servirait qu’à récupérer les voix du Front National en faveur de la droite aux prochaines élections municipales en opposant les Français aux étrangers.

Par conséquent, il nous semble nécessaire de convaincre une cinquantaine de parlementaires du centre, malgré une forte pression de la droite.

Affaire à suivre…

 

Yenbou Mohammed

Vice-Président du PRG départemental

 

Forums des métiers et des formations au centre culturelle le 15,16,17 novembre.

presse du 14 novembre
presse du 14 novembre

Hollande est revenu à Chelles le 8 novembre.

le parisien du 9 octobre
le parisien du 9 octobre

Conseil Municipal le 16 novembre à 20H30 (Mairie de Chelles).

Une rentrée municipale pour nos enfants le 27 octobre

Du RAP à Chelles le 27 octobre

le parisien du 26 octobre
le parisien du 26 octobre

Un maire attentif à ses collégiens

Communiqhé de presse(la marne) du 24 octobre
Communiqhé de presse(la marne) du 24 octobre

Alliance UMP-FN en Seine-et-Marne?Article de presse du 19 octobre 2012

Date du prochain Conseil Communautaire:

Le 24 octobre 2012 à 20h30 en séance publique à l'hôtel de la Communauté à Chelles. 

Communiqué du PRG le 13 octobre 2012

L'UMP agite le chiffon rouge!!!!!

A quinze mois des élections municipales, l'UMP de Chelles commence à s'agiter comme des lions en cage.

La position de l'UMP sur l'agrandissement de la mosquée ou  la construction d'un centre culturel arabo-musulman à Chelles est pour le moins ambigüe.

Leurs arguments sont fermés à toutes évolutions ou négociations : "OUI MAIS, ce n'est pas le bon endroit", "OUI MAIS il y a trop peu de places de parking", etc. Ils ne proposent aucune solution alternative. 

Comme le souligne l'adjoint au maire chargé des cultes sur la ville (cf. l'article du Parisien ci-dessous), c'est un faux-problème. Cet élu a toujours milité en faveur de la liberté religieuse en veillant à ce que leurs manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la loi.

Le PRG Chelles/Brou est complètement en accord avec la municipalité sur ce sujet là. Je rappelle aussi  que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.

 

Yenbou Mohammed

Article de presse du 10 octobre 2012

Article de presse

L'AVIS DU PRG le 12 octobre 2012

Malgré un contexte politique de stigmatisation des étrangers et l'UMP qui n'arrête pas de tergiverser sur cette mesure, je vous rappelle la déclaration de Nicolas Sarkozy sur le sujet :

« A partir du moment où [les étrangers non communautaires] paient des impôts, où ils respectent nos lois, où ils vivent sous notre territoire depuis un temps minimum, par exemple cinq années, je ne vois pas au nom de quelle logique nous pourrions les empêcher de donner une appréciation sur la façon dont est organisé leur cadre de vie au quotidien. »

Je rappelle que la municipalité, par le biais de son maire Monsieur Planchou, s'est associée à l'appel des Maires de France pour le droit de vote des étrangers, à l'occasion du premier Congrès des Conseils de résidents étrangers le 16 octobre 2010.

Monsieur Le Maire n'a jamais changé d'avis sur la question du vote des étrangers car il est convaincu de sa contribution à l’intégration des étrangers en situation légale.

 

Yenbou Mohammed

Parole d'une citoyenne Chelloise le 11 octobre 2012

Aujourd'hui, les résidents étrangers doivent être considérés comme des citoyens à part entière.L'évolution d'une citoyenneté attachée à la résidence et non pas seulement à la nationalité" est importante.

Je rapelle que "le concept de citoyenneté contient le droit pour toute personne de participer aux prises de décision qui la concernent", et je soulignent que "son extension a déjà eu lieu pour une partie des étrangers résidents, ressortissants de l'UE, qui peuvent voter aux élections municipales et européennes". "Il s'agit maintenant de donner les mêmes droits à tous les étrangers résidents",qui paye des impots depuis des décennies.

 

nadia D

 

 

Communiqué du PRG dans le parisien du 05 octobre 2012

Le cercle du P.R.G de Chelles/Brou au congrés des radicaux de gauche le 28 septembre 2012 avec notre président Jean-Michel Baylet ou plus de mille personnes étaient présent.

Les 77 députés signataires

Pouria Amirshahi (Français établis hors de France), Nathalie Appéré (Ille-et-Vilaine), Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Serge Bardy (Maine-et-Loire), Philippe Baumel (Saône-et-Loire), Nicolas Bays (Pas-de-Calais), Karine Berger (Hautes-Alpes), Philippe Bies (Bas-Rhin), Gisèle Biémouret (Gers), Jean-Pierre Blazy (Val-d'Oise), Yves Blein (Rhône), Patrick Bloche (Paris), Kheira Bouziane (Côte-d'Or), Isabelle Bruneau (Indre), Gwenegan Bui (Finistère), Jean-Claude Buisine (Somme), Alain Calmette (Cantal), Colette Capdevielle (Pyrénées-Atlantique), Christophe Caresche (Paris), Fanélie Carrey-Conte (Paris), Nathalie Chabanne (Pyrénées-Atlantique), Marie-Anne Chapdelaine (Ille-et-Villaine), Valérie Corre (Loiret), Pascal Deguilhem (Dordogne), Sébastien Denaja (Hérault), Fanny Dombre-Coste (Hérault), Sandrine Doucet (Gironde), Jean-Pierre Dufau (Landes), Laurence Dumont (Calvados), Martine Faure (Gironde), Alain Fauré (Ariège), Mathias Fekl (Lot-et-Garonne), Richard Ferrand (Finistère), Geneviève Gaillard (Deux-Sèvres), Laurent Grandguillaume (Côte-d'Or), Estelle Grelier (Seine-Maritime), Edith Gueugneau (Saône-et-Loire), Jérôme Guedj (Essonne), Elisabeth Guigou (Seine-Saint-Denis), Razzy Hammadi (Seine-Saint-Denis), Mathieu Hanotin (Seine-Saint-Denis), Régis Juanico (Loire), Pierre-Yves Le Borgn' (Français établis hors de France), Dominique Lefebvre (Val-d'Oise), Axelle Lemaire (Français établis hors de France), Annick Lepetit (Paris), Arnaud Leroy, (Français établis hors de France), Audrey Linkenheld (Nord), Lucette Lousteau (Lot-et-Garonne), Marie-Lou Marcel (Aveyron), Jean-René Marsac (Ille-et-Vilaine), Martine Martinel (Haute-Garonne), Sandrine Mazetier (Paris), Patrick Menucci (Bouches-du-Rhône), Corinne Narassiguin, (Français établis hors de France), Philippe Noguès (Morbihan), Maud Olivier (Essonne), Christian Paul (Nièvre), Hervé Pellois (Morbihan), Sébastien Pietrasanta (Hauts-de-Seine), Elisabeth Pochon(Seine-Saint-Denis), Michel Pouzol (Essonne), Valérie Rabault (Tarn-et-Garonne), Dominique Raimbourg (Loire-Atlantique), Eduardo Rihan Cypel (Seine-et-Marne), Denys Robillard (Loir-et-Cher), Dolores Roque (Hérault), Gérard Sebaoun (Val-d'Oise), Julie Sommaruga (Hauts-de-Seine), Suzanne Tallard (Charente-Maritime), Thomas Thévenoud (Saône-et-Loire), Jean-Louis Touraine (Rhône), Cecile Untermaier (Saône-et-Loire), Jean-Jacques Urvoas (Finistère), JacquesValax (Tarn), Olivier Veran (Isère), Jean-Michel Villaumé (Haute-Saône). Philip Cordery, (Français de l'étranger), Sébastien Pietrasanta, (Haut-de-Seine)

Discours de Jean-Michel Baylet au congrés du PRG

dimanche 30 septembre 2012

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Monsieur le Premier Ministre, Mes chers amis radicaux,

Laissez-moi vous le dire tout net, je suis heureux.

Heureux de vous voir rassemblés une nouvelle fois, de voir notre vieux parti réaffirmer en Congrès sa parfaite modernité, de voir les radicaux soucieux de leur unité, de voir, par vos contributions au débat, nos fédérations et nos militants démontrer leur utilité, et de voir aussi à quel point vous êtes attachés tout à la fois à votre liberté au sein de la majorité et à la solidité de votre loyauté. Oui, notre parti est beau dans ces moments-là.

Je veux donc d’abord remercier tous ceux qui ont rendu possible ce magnifique Congrès. Notre fédération de Paris, qui nous accueille une fois de plus, avec son efficacité coutumière. Les délégués de toutes nos fédérations qui ont choisi de donner de leur temps au service de notre engagement collectif. Tous les intervenants aux débats qui ont été riches, foisonnants, innovants. Sans oublier notre équipe de permanents, qui fournit un travail parfois ingrat, toujours obscur, pour l’organisation de nos grands rendez-vous. Merci à tous.

Comme vous en avez l’habitude, vous avez démontré que la somme de nos efforts individuels produit plus que leur simple addition, une véritable multiplication de notre énergie. Et s’il fallait donner un exemple concret de la très ancienne doctrine radicale solidariste, je croix que notre Congrès le fournirait : unis, nous sommes plus forts car notre souci du progrès collectif nous porte plus loin. Dans la conception qu’en ont les radicaux, notre parti est plus qu’une maison commune, il est un multiplicateur d’espérance.

Vous comprendrez que je dise aussi à quel point je suis heureux d’accueillir ce matin le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault qui est, sous le regard du pays, l’un de ceux qui incarnent aujourd’hui l’espérance de nos concitoyens. Jean-Marc, ta venue parmi nous constitue d’abord un grand honneur pour les radicaux. Elle est aussi un grand réconfort après toutes ces trop longues années passées dans l’opposition car ce que j’ai appelé l’espérance est désormais passé du domaine du discours au champ de l’action.

Et c’est précisément ma troisième raison d’être heureux et fier de t’accueillir : tu pourras mesurer la ferme détermination des radicaux à contribuer, avec toutes leurs singularités, toute leur liberté et toute leur fidélité, à l’effort de redressement du pays ; et les radicaux pourront, eux, voir plus clairement les chemins que tu leur proposes pour cet élan de redressement certes mais aussi le chemin de justice et de progrès que tu appelles de tes vœux.

Merci à toi de nous consacrer cette belle matinée et de montrer ainsi ta volonté de mobilisation et de rassemblement de toutes les forces de gauche et, au-delà, de toutes les énergies du pays. Il est bien que tu affirmes par ta présence une constance de toute l’histoire de la République : les radicaux ont toujours été les partenaires privilégiés de la gauche de gouvernement.

Je veux évidemment saluer aussi nos autres amis qui nous font le plaisir de répondre à notre invitation. Robert Hue, qui représente le MUP et qui fait route commune avec nous au Sénat et à l’Assemblée. Notre complice Yves Pietrasanta et Génération Ecologie. Ou encore Michel Suchod de la Gauche moderne et républicaine. Merci à tous.


J’ai parlé d’effort, et je ne veux rien dissimuler des difficultés qui sont devant nous.

En faisant le bilan de la très riche séquence politique qui a culminé avec l’élection présidentielle et les élections législatives, je serai bien obligé d’évoquer, dans un instant, du lourd héritage économique et social que nous avons recueilli.

En traitant ensuite toutes les questions relatives à notre parti, celles de son unité, de son efficacité, de son utilité, et - j’allais dire presque accessoirement - celle de sa présidence, je dirai aussi que rien ne nous sera donné que nous n’aurons mérité.

Et en essayant enfin de voir quelle peut être notre contribution à l’entreprise de redressement et de définition d’un nouvel horizon pour le pays, je devrai bien souligner tous les obstacles qui s’élèvent sur notre chemin. Aujourd’hui, déjà, très vite, la gauche et avec elle, bien sûr, les radicaux sont à un moment de vérité.

Et s’il me fallait, presque à la fin de nos débats, choisir un mot pour caractériser notre Congrès, ce serait celui-là : progressons ensemble vers la vérité.


Nous avons vécu une année politique exceptionnelle.

Il ne s’agit pas seulement de sa densité mais également de son importance et de sa qualité.

La gauche était attendue au rendez-vous de l’histoire et elle s’y est présentée pour l’emporter. Je parle bien sûr de la gauche responsable, de la gauche de gouvernement, celle qui ne craint pas d’affronter les difficultés, celle qui sait que les succès ultérieurs sont souvent précédés d’épreuves immédiates.

Cette gauche-là a gagné nettement l’élection présidentielle avec François Hollande et très largement les élections législatives.

On a beaucoup dit que le vote du 6 mai dernier était d’abord un vote de rejet, une sorte de choix négatif. Je crois que cette analyse est inexacte et surtout je m’étonne qu’elle puisse être avancée par ceux que le suffrage populaire a désavoués.

Evidemment, nombre de citoyens avaient envie de sanctionner M. Sarkozy, M. Fillon, M. Copé, M. Guéant, Madame Morano, et j’en passe. Je pense moi aussi qu’il était dans tous les cas très urgent de les chasser. Ils l’avaient bien cherché, et bien mérité.

En effet, quand on ne cesse de diviser les Français, on ne doit pas être surpris que la France, forte de son unité historique mais aussi actuelle et certainement future, que cette France-là refuse d’être caricaturée.

Opposer une France qui travaille à une autre qui serait atteinte du « cancer de l’assistanat », c’est insulter tous les Français, surtout ces centaines de milliers de chômeurs créés par l’inaction politique. Opposer une France méritante de l’entreprise privée à une autre, rentière et privilégiée, proliférant dans les services publics, c’est oublier que ces services ont précisément façonné le visage particulier de notre pays.

Opposer une France digne d’être protégée par une fiscalité inique à une autre à laquelle on pourrait imposer tous les sacrifices, c’est méconnaître tout l’esprit de la Révolution, c’est escamoter la nuit du 4 août. Opposer enfin une introuvable France de souche, éternellement blanche et catholique, à la réalité d’un pays bigarré, riche de sa diversité, ouvert pour son bonheur aux influences culturelles, c’est ignorer la réalité toujours changeante de notre pays et son fondement laïque. Oui, la République se venge quand on la méprise, et elle l’a fait. Tant mieux

Mais le désaveu ne portait pas seulement sur l’oubli – ou plutôt l’ignorance délibérée – de ces grands principes. Il portait aussi sur l’échec total d’une politique dont le volontarisme était proclamé et qui n’a montré que sa versatilité et son inefficacité. Echec de la fameuse priorité sécuritaire. On allait voir ce qu’on allait voir. Et on a empilé les réformes législatives, presque une loi répressive pour chaque fait divers.

Après cinq ans, le bilan est terrible : mal maquillée par des statistiques bidonnées (qu’on me pardonne le mot mais je n’en trouve pas de plus approprié), l’insécurité était à son comble et les atteintes aux personnes à un niveau record….de même d’ailleurs que la surpopulation carcérale. Et le nouveau gouvernement doit éteindre les incendies, à Marseille, en banlieue parisienne, à Amiens et ailleurs, tous ces brasiers que les pompiers pyromanes de la Place Beauvau et de l’Elysée ont allumé par leur obsession sécuritaire.

Et je pourrais parler aussi de la crise économique, plus exactement de cette crise bancaire qu’on se faisait fort de juguler, d’écraser du talon (j’allais dire de la talonnette). Là encore, on allait voir et on a vu.

Nicolas Sarkozy n’envisageait rien moins que la moralisation du capitalisme. Il n’a cessé de s’y soumettre et de lui obéir. Il allait imposer sa loi aux banques omnipotentes. Il les a servies et a renforcé leur pouvoir. Il allait arracher, disait-il, des points de croissance « avec les dents ». Il s’est cassé les dents et a dû assister impuissant à la dégradation de notre notation économique, une chute dont il avait lui-même pronostiqué, dans un bref instant de lucidité, qu’elle provoquerait sa perte. L’économie n’est bien sûr pas coupable en elle-même. Mais les puissants décideurs de la finance se moquent des rodomontades, des coups de menton et des grandes proclamations. Ils jugent les faits, ils jugent l’action, et là, ils ont jugé : zéro pointé !

Je pourrais énumérer encore la somme des autres erreurs commises. Les grandes agressions contre la cohésion sociale que constitue l’abandon délibéré de la santé, du logement social. La guerre faite à l’école publique avec, heureusement, une orientation nouvelle, totalement inverse, avec le souci de tenir aujourd’hui les engagements pris. Le mépris à l’égard des magistrats, des enseignants, des travailleurs floués par de fausses promesses, et à la fin des journalistes puisqu’il faut bien trouver des boucs émissaires. Ce serait une liste sans fin.

Mais au rang des échecs les plus retentissants, je veux rappeler le fiasco de notre politique européenne et de notre action extérieure. En 2007, il était de bon ton d’affirmer la parfaite désinvolture de la France concernant les critères de Maastricht et la nécessaire solidarité européenne. On n’avait que faire de ces trivialités… et on se faisait fort de faire entendre raison à Madame Merkel. La France était capable d’imposer sa loi en Allemagne, de rééquilibrer l’Europe avec l’Union pour la Méditerranée et, incidemment, d’arrêter M. Poutine en Géorgie. Le bilan ? La Géorgie est dépecée et ce qu’il lui reste de territoire est sous la menace russe alors que la Syrie est à feu et à sang et que l’ancienne majorité a l’indécence de nous donner des conseils d’intervention. Quant à la chancelière allemande, elle a vite sifflé la fin de la récréation et imposé sa vision austère de la construction européenne. Triste résultat.

Mais ce que le peuple des électeurs a peut-être le plus vigoureusement sanctionné, c’est l’arrogance du pouvoir. Pendant cinq ans, on avait oublié, au sommet de l’Etat, que la légitimité du pouvoir, la seule, c’est la délégation que donne la souveraineté populaire.

Avec une morgue qui aurait paru aristocratique si elle n’avait été celle de parvenus, avec une fascination étrange devant l’argent ostensible et influent, avec une méconnaissance totale de la dignité, de la retenue et de l’altitude morale qui s’imposent dans une République, avec une incroyable confusion entre le bien public et les appétits privés, on a manifesté au peuple un mépris que celui-ci n’a pas pardonné, attaché qu’il est aux conquêtes de sa liberté toujours insurgée. Quand on adresse un tutoiement vindicatif à un seul citoyen, c’est toute l’assemblée des hommes libres qui répond « Va t’en ! »


Pour autant, je ne crois pas, je le répète, que ce désaveu largement encouru explique à lui seul le résultat de l’élection présidentielle.

Au-delà du rejet certes puissant, il y a bien eu simultanément un vote d’adhésion, un choix positif. Pour opérer une comparaison que François Hollande ne rejetterait certainement pas, je rappellerai qu’en 1981, la France ne voulait plus de M. Giscard d’Estaing mais qu’elle avait envie aussi d’un véritable changement, d’une politique juste et ambitieuse, de nouveaux grands projets, bref qu’elle avait le désir d’être présidée par François Mitterrand. François Hollande a gagné d’abord parce qu’il a placé sa candidature sous le signe de la cohésion nationale et de la réconciliation sociale. C’est bien sûr son tempérament mais c’était aussi un choix politique. Il avait vu que le pays souffrait de ses divisions et que la gauche avait elle-même souvent payé très cher un défaut d’unité.

Et je pense que tous les électeurs qui attendaient, qui espéraient le changement l’ont remercié d’avoir, pendant la campagne, mais aussi dès la primaire citoyenne, sauvegardé les chances d’une vaste réconciliation. Fatigués d’une sorte de guerre civile larvée, les Français avaient envie de se retrouver ; ils l’ont fait.

Et ils ont constaté que, pour engager un programme de réformes sociales, le Président de la République et le Premier Ministre avaient choisi la méthode de la concertation la plus large car ils étaient certains que notre pays ne pourrait se réformer et progresser que sur la base d’un vaste consensus. L’autoritarisme qui divise a vécu. C’est le dialogue et le compromis social qui lui succèdent.

Et François Hollande a clairement indiqué ses priorités : la jeunesse, la solidarité entre les générations, l’éducation, le logement social, l’emploi, la justice et la sécurité mais aussi l’assainissement de nos finances publiques et le retour aux grands équilibres dans le cadre de nos engagements européens, tout ceci sans perdre l’espoir de faire évoluer nos partenaires vers plus de justice et de croissance.

Et les Français ont eu raison de souscrire, comme par un contrat, à ces grands engagements puisqu’ils peuvent déjà voir que ces promesses mesurées ont commencé à entrer dans les faits. L’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, la suppression de la TVA prétendument sociale, les premières réaffectations de personnel et de moyens matériels dans l’éducation, la police, la justice, les économies annoncées sur les autres dépenses publiques, les emplois d’avenir, les avancées sur les questions de société, tout est déjà en marche et tout démontre qu’il existe bien un chemin pour une autre politique. Le changement s’est installé, calmement, sereinement, et ceux qui le conduisent sont déterminés.

D’ailleurs chacun a pu le voir lors des élections législatives, les citoyens avaient bel et bien fait le choix d’un vote d’adhésion puisque les socialistes et les radicaux – pour ne parler que d’eux et je m’en expliquerai – ont remporté une large majorité ! Que la droite, sanctionnée pour ses erreurs et renvoyée à ses divisions chaque jour plus profondes, cesse de raconter des histoires et d’offrir la fable du souhait unanime de l’UMP en faveur d’un bien hypothétique retour de Nicolas Sarkozy. Les électeurs ont voulu le changement et il nous appartient aujourd’hui de le mettre en œuvre et de l’amplifier.


Car les radicaux ont pris leur part dans ces victoires et ils entendent jouer tout leur rôle dans l’effort de redressement et dans le rétablissement d’une France plus juste. Il nous faudra, pour cela, travailler d’abord sur nous-mêmes pour nous mettre à la hauteur de cette grande ambition collective.

Le travail sera conduit dans le même esprit que lors de notre participation à la primaire citoyenne, acte fondateur de la victoire de François Hollande. Je pense, avec le recul nécessaire, que votre choix était le bon et je veux vous redire la fierté que j’ai eue de vous représenter. Nous avons pu être déçus par notre résultat quantitatif mais pas par les effets qualitatifs de notre présence. La primaire en a été transformée ; de procédure quasi interne au Parti Socialiste elle est devenue un élan civique, en partie grâce à nous. Le Parti Radical de Gauche y a gagné en notoriété et ses idées en audience. Et nous avons eu la satisfaction de voir plusieurs de nos propositions reprises tandis que d’autres continuent à faire leur chemin. Enfin, notre participation a rendu plus clair et politiquement compréhensible par nos citoyens le soutien que nous avons apporté à François Hollande dans la phase ultime de sa désignation puis dans sa campagne présidentielle.

Et je remercie François Hollande et Jean-Marc Ayrault d’avoir, pour leur part, pris la mesure de la contribution des radicaux à la victoire et de leur détermination dans l’action à conduire en désignant deux des nôtres à des fonctions gouvernementales importantes.

Pour nous, nous les connaissons. Nous savons donc que l’une comme l’autre, Sylvia et Anne-Marie, sauront tout à la fois faire face aux responsabilités qui leur ont été confiées et faire entendre la singularité du message radical.

Mais à Jean-Marc Ayrault (s’il en doutait, mais il n’en doute certainement pas), je veux assurer que, pour leur part, les ministres radicales ne seront jamais prises en défaut de solidarité : qu’il s’agisse de leur tempérament personnel ou de l’appui qu’elles recevront de leur parti, tout me permet d’affirmer qu’elles ne sont pas du genre à picorer ce qui les arrange dans l’impératif de cohésion politique, qu’elles n’ont à vrai dire aucune idée de ce que peut être un gouvernement à responsabilité limitée… Dans leur cas comme dans celui de tous les radicaux, je suis heureux de te dire, Cher Jean-Marc Ayrault, que tu pourras toujours compter sur nous car je suis certain que tu sauras compter avec nous.

Il en va de même, naturellement, pour nos groupes parlementaires. Car c’est une autre fierté pour les radicaux d’être parvenus lors des élections législatives à un objectif que nous nous étions assigné de longue date et que je vous avais présenté comme un engagement personnel lors de nos précédents Congrès.

Nous disposons désormais d’un groupe parlementaire indépendant au sein de chacune des deux assemblées. Là aussi, le gouvernement doit être bien certain du soutien de nos groupes et de la ferme détermination de leurs présidents respectifs, Jacques Mézard au Sénat, Roger-Gérard Schwartzenberg à l’Assemblée, d’accompagner l’action gouvernementale et même, chaque fois que cela sera nécessaire, de la précéder par des initiatives législatives, car la fidélité et la loyauté ne font pas obstacle à l’indépendance et à la libre expression des radicaux.


La participation à la victoire présidentielle, l’entrée des nôtres au gouvernement, la constitution d’un groupe indépendant à l’Assemblée Nationale et au Sénat ne sont cependant pour nous que des succès d’étape. L’essentiel reste à faire. Pour contribuer pleinement à la réussite du quinquennat et de la législature, les radicaux doivent aujourd’hui se renforcer et changer leurs habitudes de travail.

C’est pour conduire cet effort que j’ai décidé de solliciter à nouveau votre confiance et d’être candidat à la présidence de notre parti.

Je veux qu’on m’entende bien sur un point : il ne s’agit en rien d’une candidature ordinaire, rituelle en quelque sorte. Je souhaite préparer lors de ce nouveau mandat, si vous me le confiez tout à l’heure, l’accès d’une nouvelle génération à la direction du Parti Radical de Gauche. Ce changement générationnel ne se fera pas dans l’improvisation mais sur la base d’un véritable contrat que je vous propose de conclure aujourd’hui dans la solennité de notre Congrès.

Par définition, un contrat ne peut être une accumulation d’engagements unilatéraux que je prendrais et que je soumettrais à votre ratification. Celui que je veux vous présenter comporte dix points et, si vous l’acceptez, il aura pour vous autant d’obligations que pour moi.

J’entends tout d’abord mettre en place une direction authentiquement collégiale, paritaire et resserrée. Je veux pouvoir m’appuyer sur une équipe de dix de nos cadres les plus jeunes, les plus disponibles et, disons le mot, les plus ambitieux et je veillerai à ce qu’ils puissent s’appuyer sur l’expérience des radicaux déjà plus chevronnés, je pense par exemple à Jacques Mézard, à Roger-Gérard Schwartzenberg ou à Jean-François Hory. L’une ou l’un d’entre eux aura vocation à me succéder et vous aurez eu tout le temps de juger ses qualités de militant.

Deuxième engagement, cette équipe ne sera pas parisienne, au moins par le comportement. Chacune de nos fédérations départementales devra recevoir au moins chaque année la visite de l’un de nos dirigeants et exposer à cette occasion son plan de développement.

Dans le mois qui précèdera notre prochain Comité Directeur, je lancerai dans le parti une consultation sur le maintien de l’échelon régional de notre organisation. Pour l’heure, je ne suis pas persuadé de son utilité car je n’ai pas constaté son efficacité mais il vous reviendra de décider sur ce point.

Quatrième engagement, je veux faire vivre, dans notre formation, un débat permanent sur notre programme où les parlementaires seront invités à travailler avec les militants et à respecter dans leurs assemblées les orientations du parti. Celui-ci ne doit pas être fixé, de loin en loin, par une Convention ou par le Congrès. Il doit au contraire être constamment actualisé. Je ne prendrai qu’un exemple ; il est au cœur de notre identité : chaque jour ou presque, de nouvelles propositions entrent dans le débat public sous le couvert ou le prétexte de la laïcité. Sur ce sujet, la pensée radicale est juste. Encore faut-il que nos concitoyens le sachent. Vous aurez donc à réalimenter votre réflexion dans un chantier continu, ponctué par des récapitulations trimestrielles.

Enfin, je souhaite actualiser aussi notre doctrine et la faire vivre en permanence tout en ouvrant des réflexions avec d’autres acteurs politiques, associatifs, universitaires ou syndicaux. Ce sera la vocation d’une revue radicale refondée d’accueillir ces débats. Nous y adjoindrons un concours étudiant de réflexion politique pour l’attribution des bourses Gambetta et aussi, après le prix Jean Zay, un autre prix qui pourrait porter le nom de Miranda et porterait sur les questions européennes.

Tels sont mes engagements, mes obligations contractuelles. Voyons ceux que je vous propose de prendre.

Vous devrez tout d’abord lancer vos forces dans une grande campagne d’adhésions jusqu’à la fin de 2013. Dans ce délai, chaque militant radical devra impérativement convaincre au moins une personne de nous rejoindre. Cet engagement doit comporter des garanties : les fédérations qui n’atteindraient pas cet objectif, qui organiseraient leur propre anémie seraient reprises en administration directe par le siège national.

Votre deuxième engagement découle directement du premier. Pour atteindre et dépasser le cap du doublement des adhérents, vous devrez accepter, dès après le Congrès, que les adhésions à vos fédérations puissent aussi être enregistrées directement à Paris, avec pour vos bureaux fédéraux une possibilité d’opposition motivée.

Le troisième point est essentiel. Il concerne les élections et notamment les prochaines élections locales qui dépendent principalement de vous. Chaque fédération devra établir, en liaison avec deux membres du collège de direction désignés par notre Comité Directeur, la carte électorale de son département – celle des situations actuelles et des ambitions radicales – avant la fin de 2012. Aucune investiture ne sera accordée par le PRG en dehors des prévisions de ce document.

Par ailleurs, notre parti ne peut vivre dans ses échelons locaux au seul rythme des assemblées générales statutaires annuelles. Chacune de nos fédérations devra organiser, le cas échéant avec les fédérations voisines, un débat thématique et trimestriel d’actualité et en rendre compte.

Enfin, je souhaite que dans chaque département nous prenions au moins une fois par an, une initiative européenne qui peut être l’accueil d’une délégation étrangère ou l’organisation d’un voyage radical, un colloque ou la publication d’un document, une commémoration ou une manifestation de soutien. Bref, le champ est large mais il vous faudra l’investir car il ne suffit pas de nous proclamer européens, il convient de le démontrer.

Voici, en résumé, les obligations croisées que je vous propose d’accepter aujourd’hui. Cette énumération n’épuise évidement pas la longue liste de tout ce que nous aurons à faire dans les trois prochaines années. Elle n’est pas non plus gravée dans le marbre : moins que d’autres, les radicaux n’ont besoin de recevoir dix commandements.

Mais je vous soumets ces dix engagements réciproques comme l’expression de notre volonté commune d’un fonctionnement militant modernisé : plus collégial, plus responsable, plus décentralisé, plus ouvert sur l’extérieur. C’est ainsi, fort de sa mémoire et de sa tradition, que notre parti préparera son avenir si vous m’accordez, tout à l’heure, votre confiance que j’ai l’honneur et le bonheur de solliciter.


C’est donc un parti radical renforcé qui va participer pendant cinq ans – je suis tenté de dire au moins cinq ans – à l’action du gouvernement et aux initiatives du Parlement. Les radicaux auront à cœur d’être des alliés fidèles et loyaux tout en sauvegardant leur liberté d’expression, une liberté sans laquelle ils ne seraient pas utiles à la majorité.

Pour le dire simplement, les radicaux ne sont pas socialistes (ou bien les socialistes ne sont-ils pas encore assez radicaux) et nous avons donc des voix différentes. La voix radicale viendra au soutien de la gauche responsable mais elle se fera entendre dans sa singularité. Si je devais exprimer en une formule notre position je dirais « loyauté et liberté dans la majorité ».

Et je voudrais prendre un premier exemple de cette double orientation, notre loyauté et notre liberté dans les affaires européennes. C’est à dessein que je commence par l’Europe. Il y a un instant, je me suis arrêté sur le nom de Francisco de Miranda, général vénézuélien au nombre des vainqueurs de Valmy, ultérieurement inquiété pour ses amitiés chez les Girondins. Je l’ai choisi car ce nom est tout à la fois symbole de la Révolution, lié à l’idéal de décentralisation, inscrit dans l’histoire européenne et annonciateur d’une réalité désormais indiscutable : il n’y a plus d’affaires étrangères.

Nous sommes occupés ces jours-ci par la procédure de ratification parlementaire du traité européen de discipline budgétaire et de solidarité financière. Je le dis ici très nettement, je suis favorable à cette ratification. J’entends tous les arguments. Le traité n’est pas parfait. Il faut aller plus loin. La discipline budgétaire serait mortifère, etc. J’entends bien. Mais j’observe que, conformément à ses engagements de campagne, François Hollande a obtenu que soit adjoint au traité un accord sur la croissance par l’investissement.

Je note ensuite que la Banque Centrale Européenne a décidé, en bonne partie du fait des opinions convergentes de François Hollande, des dirigeants européens du Sud et de Barack Obama, de sortir de la neutralité où l’Allemagne voulait l’enfermer et d’intervenir directement pour le rachat des dettes souveraines.

Mais je veux surtout rappeler que, depuis près de 60 ans, la construction européenne est un compromis toujours difficile et toujours fragile. Je le dis en particulier – et mon propos n’engage bien sûr que moi – à nos amis Verts qui voient l’Union européenne comme un schéma théorique où la perfection serait directement accessible. Sur cette vision d’autant plus fausse que l’Europe s’est élargie à 27 Etats et l’Eurogroupe à 17, les écologistes ont inventé une figure politique inédite : après le soutien sans participation cher au Parti Communiste, ils inaugurent aujourd’hui la participation sans soutien. Cette position n’est pas responsable.

Les radicaux estiment donc que ce traité doit être ratifié. Je solliciterai d’ailleurs ici un double vote de confiance en engageant en quelque sorte ma responsabilité : vous voterez pour choisir votre président et je vous demanderai tout aussitôt de vous prononcer publiquement, clairement, très majoritairement pour la ratification du traité, comme l’a déjà fait notre Bureau National.

Pour autant, Monsieur le Premier Ministre, cher Jean-Marc Ayrault, nous n’en aurons pas fini avec les questions européennes. Fédéralistes convaincus, les radicaux continueront à être les aiguillons de la majorité pour un transfert de compétences accéléré des Etats vers l’Union.

Nous pensons en particulier, avec de plus en plus d’économistes de renom, que l’austérité sociale, l’orthodoxie budgétaire et surtout le malthusianisme monétaire ne peuvent constituer le seul horizon européen sauf à décourager les citoyens. Quand les deux plus grandes puissances jouent en toute impunité de leurs leviers monétaires, l’Europe ne doit pas se désarmer. Si nous avons délégué, à Maastricht, nos pouvoirs nationaux sur le budget et sur la monnaie, ce n’était pas pour que ces leviers restent inemployés. Plus d’Europe et plus de décentralisation, telle est la position des radicaux de gauche.

Sur les questions intérieures aussi, le PRG et ses élus continueront à insister pour les réformes qui leur paraissent garantir le succès de la gauche.

Dans la continuité des positons que j’ai défendues lors de la primaire au nom de notre parti, je me suis réjoui de voir le Chef de l’Etat et le gouvernement avancer dans la réconciliation entre les Français - en particulier les électeurs de gauche - et l’esprit d’entreprise.

Loin des caricatures d’autrefois, celles des 200 familles ou du Comité des Forges, la gauche progresse à très grands pas vers la prise de conscience d’une réalité incontournable : s’il faut bien sûr corriger les excès du libéralisme par des politiques fiscales et sociales justes, il n’y a pas de création de richesse pour tous et d’emplois durablement financés en dehors de l’initiative libre et des réussites de nos entreprises.

Les radicaux ne cesseront de rappeler cette évidence contre les tenants anachroniques de l’économie administrée et contre les utopistes de la décroissance organisée.

Mais le radicalisme est une doctrine de l’équilibre. C’est pourquoi je veux réaffirmer, après ce rappel du rôle central des entreprises, notre attachement à la conception française du service public. Je me réjouis de l’entrée annoncée dans une nouvelle phase de la décentralisation ; cette nouvelle phase doit être l’occasion de souligner concrètement le rôle structurant de nos services publics aussi bien dans les quartiers urbains en difficulté que dans le monde rural. Sans mettre les deux phénomènes sur le même plan moral, j’estime que lorsqu’on brûle une école ou lorsqu’on en ferme une autre, on compromet l’avenir de la nation toute entière.

Education, santé, sécurité, justice doivent être renforcées dans notre pays. Mais je crois que la France devrait être également au premier rang d’une politique européenne d’investissement public, un grand élan keynésien pour la création de services publics européens (les trains de l’Europe, les postes de l’Europe, l’eau de l’Europe) qui réconcilieraient Bruxelles et les opinions publiques nationales bien plus que les démantèlements organisés par ceux qui se prosternent devant le veau d’or de la concurrence.

Et puisque j’ai évoqué la décentralisation, je dois insister aussi sur la préoccupation des radicaux d’un territoire équilibré. Il faut bien sûr approfondir la question des compétences et des ressources des collectivités. Mais il est logique d’arrêter d’abord les institutions. Après la suppression du conseiller territorial si mal venu, viendra le sujet, assez polémique si j’ai compris, du cumul des mandats.

Je veux être clair, mon cher Jean-Marc, et te dire que, par leur culture, leur histoire et leur expérience quotidienne, les radicaux ne veulent pas que les parlementaires soient privés de l’exercice de responsabilités locales qui enrichissent leur travail législatif. Nous serons très vigilants sur ce point.

Je n’ai bien sûr ni le temps ni l’envie de dérouler la liste des politiques publiques pour lesquelles le gouvernement comptera sur le soutien et sur la vigilance des radicaux. Je n’ai même pas besoin d’insister sur notre passion laïque tant il est connu que, pour nous, la stricte neutralité des institutions publiques à l’égard des confessions, des choix de conscience mais aussi des influences de l’argent se confond avec la définition de la République elle-même.

Je dirai simplement un mot des grands choix de société pour lesquels la campagne présidentielle et les positions prises par le gouvernement ont ouvert des débats féconds qu’il convient de faire aboutir rapidement dans le champ législatif.

Oui, bien sûr, au projet de mariage pour tous et de reconnaissance de l’homoparentalité. Non toutefois, à la procréation assistée. Il faut évidement y réfléchir sans encombrer avec ce sujet la réflexion sur l’égalité des droits.

Oui encore au droit de vote pour les étrangers ; nous nous battons depuis longtemps sur ce sujet. Non cependant à une précipitation qui, faute de la majorité parlementaire ad hoc, exposerait le gouvernement à une vaste campagne d’opinion orchestrée par la droite mais dominée par les thèmes de l’extrême droite. Ayons en mémoire le précédent de l’école laïque en 1984.

Oui évidement oui, à un débat sur la légalisation des stupéfiants dont la prohibition nourrit toutes les dérives criminelles dans notre pays. Mais non, mille fois non, à un débat dogmatique entre l’idéologie libertaire permissive et l’idéologie sécuritaire prohibitionniste. Les radicaux veulent une approche pragmatique, raisonnée de ce sujet en privilégiant les impératifs de sécurité publique et de santé publique.

Et puisque j’ai parlé du rationalisme qui est au fondement même du radicalisme, je veux dire oui, naturellement oui, au principe de précaution et à la conversion progressive de notre pays à un modèle de développement durable et humaniste. Mais non, énergiquement non, aux prophéties de l’apocalypse, à l’obscurantisme médiéval, à cette pensée régressive qui ne cesse, par méfiance de la science et du progrès technique, d’insulter notre avenir collectif.

Sur les OGM, sur le nucléaire civil, sur la bioéthique, et même sur les gaz de schiste, nous devons nous entourer de toute les précautions, nous armer de tous les scrupules de la raison, ceux que Descartes a décrits comme constitutifs du doute méthodique, mais nous devons aussi avoir foi dans le progrès, continuer à chercher, continuer à avancer sans cesse, avec à l’esprit le souvenir des grands inventeurs et des grandes innovations qui nous imposent de continuer à débroussailler l’avenir.

La véritable écologie politique n’est pas la vénération de la nature en soi, mais la recherche de l’épanouissement humain dans son environnement. Voici, trop brièvement énumérées, les principales préoccupations que les radicaux feront valoir au sein de la majorité. Vers les Etats-Unis d’Europe. Vers un monde plus solidaire et plus fraternel. Pour une République laïque gardant toujours ouvert le chantier jamais achevé des nouvelles libertés.


Vous le comprenez bien, mes chers amis radicaux, et toi aussi cher Jean-Marc Ayrault, l’exigence radicale ne s’est pas éteinte avec nos magnifiques succès électoraux. Au contraire, elle s’est avivée, comme l’aurait fait une flamme retrouvant dans l’espérance de justice et de progrès un peu plus d’oxygène pour l’alimenter.

Car je crois, oui, que la République respire mieux depuis ce printemps. Nous n’ignorons rien des immenses difficultés qui sont devant nous. Mais la France a choisi de refuser la résignation, le déclin, la fatalité.

Alliés fidèles et libres, les radicaux vont prendre toute leur part dans le formidable effort de redressement qui nous attend.

Nous prenons aujourd’hui un nouvel élan pour avancer de façon déterminée sur ce chemin qui conduit notre pays vers un espace dégagé pour l’humain, là où il a plus de lumière, plus de chaleur, plus de solidarité, et, pourquoi ne pas le dire, plus de beauté.

Nous venons de remporter de très belles victoires. Elles suffiraient à la démocratie qui est un état. Mais elles ne suffisent pas à la République qui est un impératif, un devoir, une perpétuelle marche en avant.

Fort de votre confiance, je veux, avec vous, pour vous, mais aussi pour la France, conduire notre parti vers cet horizon, celui d’une République toujours plus fière de ses enfants préférés. Nous ne faiblirons jamais. Partout où la liberté de l’Homme sera en jeu, nous serons à la place que l’Histoire nous a assignée. Au premier rang, tout simplement.